Troubles du sommeil : un vrai cauchemar (partie 1)
Parlons sommeil et cauchemars pour Halloween
L’Automne est arrivé sur Montpellier. Certains fêteront bientôt Halloween, cette ancienne fête païenne des morts prenant place le 31 octobre, devenue fête de la peur et des créatures monstrueuses en tout genre. L’occasion de parler des cauchemars et au passage, des troubles du sommeil.
Quelques notions autour du sommeil
Nous dormons tous. Mais pas exactement de la même façon. Néanmoins, le sommeil s’opère sur un schéma commun à tous les êtres humains. Il appartient à ce qu’on appelle le rythme circadien. Il se compose de cycles plus ou moins nombreux selon le temps que nous passons endormi (4 à 6 en général), qui durent environ 90 minutes chacun. Ces cycles sont répartis en phases alternées de sommeil lent plus ou moins profond (approximativement 1 heure) et de sommeil paradoxal (approximativement 5 à 10 minutes, durant lesquelles les rêves se produisent).
Dans les troubles du sommeil, on trouve des problèmes que chacun a pu expérimenter un jour, ou pu vivre de façon chronique. Cependant, certains sont plus répandus que d’autres.
Problèmes de sommeil et d’éveil : le mal du siècle
On entend souvent que les problèmes de sommeil sont l’un des maux du siècle avec la dépression.
Cette résurgence des difficultés à s’endormir et à faire une nuit complète peut être liée à l’anxiété grandissante que nous semblons constater dans nos sociétés modernes. Elle peut également être mise en relation avec d’autres problématiques de l’hygiène de vie : trop de temps d’écran, pas suffisamment d’exercice physique, une alimentation déséquilibrée, l’usage de toxiques. Parfois, ces problèmes de sommeil et d’éveil peuvent aussi trouver leurs origines dans des failles de santé ou des traitements médicamenteux.
Beaucoup de chercheurs se sont penchés sur ces troubles et se sont spécialisés. Sur Montpellier, des professeurs reconnus travaillent sur le sujet pour percer les mystères de notre sommeil. Le neurologue Yves Dauvilliers par exemple, directeur du pôle Sommeil et Éveil au CHU de Montpellier (https://www.midilibre.fr/2023/09/14/pour-la-premiere-fois-les-patients-se-sont-sentis-gueris-a-montpellier-le-pr-dauvilliers-a-lespoir-de-vaincre-la-narcolepsie-11448267.php). Ou encore le psychiatre Régis Lopez, spécialiste du sommeil et du TDAH, (voir l’article sur le blog de ce site : Qu’est-ce que le TDAH ? Interview avec Linh-Lan) membre du même pôle au CHU et exerçant également en libéral à Vendargues.
Les Dyssomnies
Certains troubles du sommeil sont centrés sur la quantité, la qualité ou le moment de ce dernier. En voici quelques exemples.
La fameuse insomnie. Si on l’évoque souvent comme une difficulté à l’endormissement du soir, elle peut aussi faire suite à des réveils intempestifs en plein milieu de la nuit ou bien trop matinaux. En réalité, l’insomnie est un problème d’hyper éveil et non de sommeil à proprement parler. Notre cerveau, trop actif à un moment inopportun, nous empêche de nous rendormir, provoquant au passage des symptômes très communs comme les cogitations, de l’anxiété et une fatigue au lever.
Plus rare, l’hypersomnie. Elle provoque des somnolences irrépressibles durant la journée. Elle peut aller jusqu’à la narcolepsie, un trouble qui provoque des endormissements incontrôlables dus à la dette de sommeil accumulée.
